La condition animale

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Qu’en est-il de la condition animale ?

 

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Les animaux d’élevage

L’animal est depuis toujours utilisé par l’Homme, tant pour le loisir que pour son alimentation. D’ailleurs, aucune « civilisation » (si l’on peut l’appeler ainsi) n’a autant fait souffrir les animaux que la nôtre. Faire souffrir un animal directement ou indirectement ne pose malheureusement aucun problème à une grande majorité de la population.

Il n’est en effet pas rare de voir aux informations les conditions de détention de ces milliers de poules et vaches, créatures que la nature a, à la base, conçues pour vivre à la lumière et gambader dans les prés. Je ne parlerais volontairement pas de la façon dont elles sont nourries et tuées, tant ces procédés me donnent la nausée et m’attristent.

La mauvaise gestion des stocks et l’abondance de la viande dans nos sociétés occidentales implique qu’une partie de ces animaux termine dans nos poubelles sans être consommée. Quelle souffrance inutile…

 

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Elevage de vaches

 

La souffrance que l’humain fait endurer indirectement, comme le fait de se rendre à une corrida ou d’acheter un manteau de fourrure est tout autant condamnable, voire plus, étant donné que cette souffrance a un autre but que la survie de notre espèce.

La question concernant la condition animale reste malheureusement trop secondaire, même si depuis quelques temps de nombreuses associations font avancer les choses sur le sujet. En effet, depuis Janvier 2015, l’Assemblée nationale a voté un amendement permettant de clarifier le statut de l’animal,  il est maintenant reconnu comme un « Etre sensible » et non plus comme un simple bien mobilier.

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Les animaux domestiques

Heureusement, certaines espèces d’animaux (du moins dans le monde occidental) ont un meilleur traitement, notamment les animaux dits domestiques. L’être humain y est donc plus attaché émotionnellement et une partie de ceux-ci envisagent même que ces derniers aient une âme.

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Représentation d'un ange sous la forme d'un chien
Représentation d’un ange sous la forme d’un chien

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La perte d’un animal est souvent vécue comme un traumatisme, accentuée par l’incompréhension de notre société « moderne », pressée et insensible. Il n’est pas rare d’entendre des phrases réconfortantes comme par exemple « ce n’est rien, ce n’était qu’un animal » de la part même de certains de nos proches, étonnés d’une telle tristesse de notre part. Pourtant il suffit simplement de regarder un animal dans les yeux pour comprendre qu’il a une âme !

Tout cela pose de nombreuses autres questions. Qu’advient-il de cet animal après son décès ? Évolue-t-il ? Différents courants tentent de répondre à ces questions.

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La religion Chrétienne

Dans le christianisme, les animaux sont considérés comme des « créatures de Dieu ». Par conséquent elles bénéficient d’un principe intelligent et sont donc dotées d’une âme « primitive ».

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« Les animaux sont des créatures de Dieu. Celui-ci les entoure de sa sollicitude providentielle. Par leur simple existence, ils le bénissent et lui rendent gloire. Aussi les hommes leur doivent-ils bienveillance. On se rappellera avec quelle délicatesse les Saints, comme St François d’Assise ou St Philippe Néri, traitaient les animaux. » [no. 2416]

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Cependant, ce qu’il advient de ces animaux reste assez flou dans les différents textes de l’Eglise, mais l’idée qui ressort majoritairement est que les animaux ont une âme bien différente de celle des Hommes. Par conséquent, ils ont un paradis bien à eux, et ils y restent pour l’éternité.

Cette idée est à mon sens profondément injuste, donc contraire à la « bonté de Dieu » pour deux raisons :

  • Pourquoi les animaux n’évolueraient-ils pas ?
  • Pourquoi serions-nous séparés de ces animaux que nous affectionnons tant ?

Comme vous pourrez le comprendre, l’enseignement religieux (du moins le Christianisme) souffre encore de quelques lacunes en la matière, raison suffisante pour se pencher vers d’autres conceptions.

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Représentation des liens d’affection entre un homme et un chien

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La réincarnation

La réincarnation où Transmigration des âmes est prônée par nombre de religions comme le Bouddhisme (appelée « Punharbhava »), la Kabbale (tradition ésotérique Juive) ou dans quelques courants chiites de l’Islam. C’est également l’un des fondements principaux de la Doctrine spirite.

Selon cette dernière, la terre peut être grossièrement divisée en trois règnes distincts : Les végétaux, les animaux et l’Homme.

  • Les végétaux : Ils ne pensent pas et n’ont donc pas de volonté propre. Ils n’ont que la vie organique. Ils agissent de façon mécanique (grandissent, fleurissent…) et ne connaissent pas les perceptions. Par conséquent, ils ne connaissent pas la douleur.
  • Les animaux : Ils agissent uniquement par instinct, donc avec une certaine volonté. Ce ne sont pas de simples machines mais leur intelligence serait bornée à leurs besoins de survie, contrairement à celle de l’Homme.
  • L’Homme : Il reprend les principes de l’animal, mais possède le libre arbitre et la conscience de lui-même. Il posséderait donc une âme grandement supérieure à celle de l’animal car contrairement à ces derniers, il est doté d’une morale.

 

La Doctrine spirite explique que l’animal est doté d’une âme, ce qui est une révolution pour l’époque. Ils subissent une loi progressive comme l’Homme. Ils ont commencé par des existences dans le monde végétal pour devenir ensuite des animaux. Ils progresseraient également à travers les différents règnes animaux pour enfin entrer dans le règne humain. Voici un extrait d’une communication obtenue à L’IFRES lors d’une séance de Questions/Réponses aux entités à travers le médium Joel URY en février 2015. Je demandais ce qu’il était advenu de mon chien Elliot, décédé quelques mois plus tôt :

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Les Entités : « Nous n’avons pas de trace. Sachez que l’élément spirituel dynamisant les animaux ne peut rester bien longtemps dans l’erraticité. L’esprit qui animait ce chien est aujourd’hui dans un règne supérieur, les Cétacés. Et sous ce rapport, vous n’avez pas tout découvert… »

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Les animaux suivent donc une loi du progrès, ils ne sont pas indéfiniment voués à asservir ou distraire l’Homme. Ils tendent à le rejoindre à travers une série d’existences. Cette progression est « lente » car elle permet à ces âmes de s’acclimater peu à peu à la vie sur terre et de s’individualiser.

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Le livre des Esprits, question 607 :

L’âme semblerait ainsi avoir été le principe intelligent des êtres inférieurs de la création ?

« N’avons-nous pas dit que tout s’enchaîne dans la nature et tend à l’unité ? C’est dans ces êtres – que vous êtes loin de tous connaître – que le principe intelligent s’élabore, s’individualise peu à peu et s’essaye à la vie, comme nous l’avons dit. C’est en quelque sorte un travail préparatoire comme celui de la germination à la suite duquel le principe intelligent subit une transformation et devient Esprit. C’est alors que commence pour lui la période de l’humanité et avec elle la conscience de son avenir, la distinction du bien et du mal et la responsabilité de ses actes ; comme après la période de l’enfance vient celle de l’adolescence, puis la jeunesse et enfin l’âge mûr. »

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En revanche, la Doctrine spirite reste ferme concernant la possibilité pour un Humain de s’incarner dans le corps d’un animal :

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Le livre des Esprits, question 612 :

L’Esprit qui a animé le corps d’un homme pourrait-il s’incarner dans un animal ?

« Ce serait rétrograder, et l’Esprit ne rétrograde pas. Le fleuve ne remonte pas à sa source. »

A mon sens, ce dernier point est discutable. En effet, lors de la publication du Livre des Esprits dans les années 1850, bon nombres de concepts qui nous sont presque évidents de nos jours auraient peut-être un peu trop bousculé les idées reçues sur les animaux, et donc provoqué le rejet. Chaque chose en son temps…

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La Métempsycose

La métempsycose ou métempsychose est basée sur le même concept que la réincarnation, mais avec une possibilité de transmigration de l’âme d’un Humain vers le corps d’un animal.

Cette idée est défendue par quelques religions comme l’Hindouisme, mais aussi par plusieurs grands philosophes comme Pythagore et Platon.

La doctrine spirite rejette catégoriquement cette idée comme nous avons pu le constater dans les paragraphes précédents.

Cependant, l’avancée de la science sur le sujet des animaux a mis récemment en évidence certains points qui contrecarrent les idées du spiritisme. En effet, de récentes études scientifiques (effectuées sur la variation du taux hormonal ou sur le comportement cérébral à travers une IRM) ont montré que les chiens sont capables de ressentir de l’amour envers leurs maîtres. L’animal n’est donc pas uniquement doté de l’instinct de survie.

Autre élément important qui selon moi est déterminant, beaucoup d’animaux ont conscience d’eux-mêmes (déterminé par le test du miroir) et de nombreux chiens éprouvent un grand besoin de se divertir. Leur intelligence n’est donc pas uniquement bornée à leur instinct de survie comme l’indique la Doctrine spirite.

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Photo de deux chiens assouvissant leur besoin de distraction
Photo de deux chiens assouvissant leur besoin de distraction

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La réponse à la question 612 du Livre des Esprits amène donc à s’interroger sur la  « régression » supposée d’une âme humaine dans le corps d’un animal. Si l’animal s’incarne à la suite de multiples existences dans le corps d’un être humain, pourquoi l’inverse ne serait-il pas possible ?

Supposons que deux personnes s’aiment éperdument (un mari et sa femme par exemple). L’une des deux personnes décède prématurément. Cette personne n’aurait-il par exemple pas la possibilité de s’incarner dans le corps d’un animal de compagnie afin d’être temporairement auprès des êtres qu’il aime tant ?

Cela semble tellement naturel…

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